Art And Chill
Un Art qui soulage : l'Art-therapie et le pouvoir des couleurs
Travail du geste
Geste simple
Rapport a l'intime et au personnel
I/-L'effet de la création : le geste simple
Le geste de l’artiste est ce qui constitue une création plastique. En effet chaque artiste vient effectuer un geste physique pour créer quelque chose, que le geste soit utilisé pour créer une peinture ou une danse, le principe est le même, il est psychomoteur. En lisant La pratique de l’art par Antoni Tapiès (ed. Gallimard, Folio/Essais, Paris, 1947), me vient à l’idée de developper aussi l’évolution de la pratique de l’art, de la pratique de l’artiste à travers le temps. Effectivement c’est ce qui créer les différents mouvements artistiques qui ont existé jusqu’à aujourd’hui. Rien qu’une petite comparaison, un artiste contemporain, donc de notre temps, qui lui a commencé sa pratique par de la peinture et qui ensuite s’est dirigé vers du numérique, sa façon d’approche de son propre art avec sa propre technique a forcement évolué car, principalement il a changé de médium de création, et il s’est adapté. Donc, en soi, on peut dire que les artiste qui passent d’un mouvement artistique à un autre, sont destiné à changer leur pratique de l’art. Voici une hypothèse d’un peintre qui passe du pointillisme à l’art abstrait, il est en quelque sorte forcé de changer sa pratique de l’art, car il va possiblement découvrir de nouvelle façon de créer de l’art, puis il s’adapte aux codes du mouvement. C’est aussi pour cette raison que beaucoup d’artiste luttaient alors contre la pratique artistique dite académique, en oeuvrant « comme ils l’entendaient ».

En effet il n’est pas à confondre que l’artiste qui évolue dans le temps, à travers les mouvements artistiques et dans sa pratique personnelle, perd de sa touche, sa « marque de fabrique ». Sa touche restera la sienne et c’est ce qu’il fait qu’il se démarque des autres artiste, les faussaires identifient un Pollock ou un Rothko par la touche et les couleurs précisent utilisée dans le tableau, même si ces mêmes peintres auraient pu changer de style artistique, un Van Gogh reste un Van Gogh.
À gauche, Young acrobat on a ball, 1905, huile sur toile, 147 x 95 cm, Pushkin Muséum of Moscow, à droite, Petit « Déjeuné sur l’herbe » d’après Manet, 1962, gravure sur linoléum, 35 x 26 cm, Musée national Picasso-Paris.
En soi, ces deux oeuvres ne sont pas vraiment comparable, mais en réalité, regardons la touche Picasso encore présente presque soixante ans plus tard. En étant passé par le cubiste, Picasso a forcement changer sa pratique artistique, donc son geste physique est différent. Mais la composition est la même. Regardons les corps du tableau Young acrobat on a ball, on remarque cette légère difformité qui est déjà présente avant la sulfureuse période cubiste de Picasso. Et, regardant Petit déjeuné sur l’herbe, La difformité est plus que présente sur cette gravure, mais elle n’est pas insensée, car les corps sont reconnaissables. On connait trop Picasso cubiste pour se dire que ces deux oeuvres sont du même artiste, mais voici ce qui reste similaire de la touche Picasso.
Voyons un exemple pictural avec Pablo Picasso :
Sur ces deux images le nez est pointu, et il garde cet aspect de visage efféminé.
Ici sur ces deux gros-plans, on pourrait même croire que le visage est le même, sauf que l’un est peint de manière plus académique et l’autre gravée. Cette forme de visage aplatie avec toujours ce nez pointu, des yeux plus foncés et omniprésents et cette bouche avancée et proche du bout du nez.
Cependant, revenons au geste de la pratique artistique. Dans les écrits d’Antoni Tapiès (La pratique de l’art), cette idée est évoquée des l’introduction, comme quoi, l’artiste est fait pour donner de l’art, donner quelque chose à regarder, mais alors qu’il arrête de donner à regarder et qu’il donne à lire, il est décrédibilisé. En effet, c’est ce que mon développement vient a tendre, dans le sens où l’artiste ne fait pas que créer, il construit une sorte d’idéal esthétique. Mais, on l’aura compris, avec quoi l’artiste créer-t-il ? Son imagination et ses geste.

D’abord, comment parler du geste sans parler d’Alberti. Ce pionnier de l’art qui a été le premier a érige les codes qui selon lui constitue le beau, et les codes que la pratique de l’art. Dans De Pictura, il passe un chapitre entier a expliquer comment bien dessiner, avec proportion et délicatesse.
Les gestes plastiques sont différents selon celui qui créer une oeuvre. Et chacun trouvera celui qu’il préfère, que se soit un tracé net et franc, un tapotement avec une éponge ou des éclaboussures, chaque gestes découle de ce que le créateur décide de traiter et de son approche personnel de sa propre production.
En faisant mes recherches, l’exercice d’un espace pédagogique de l’Académie de Poitiers m’est apparu. L’exercice consistait à essayer plusieurs techniques de gestuel artistique, et le premier est de n’utiliser que la feuille comme outils équivalent au pinceau. J’ai trouvé cela intéressant, car, ce qu’on appel communément la touche, est hybridée, dans le sens où, ce qui est utilisé n’est pas sensé être utilisé de cette manière. Dans l’exercice présenté ci-dessus, la feuille ne fait pas que recevoir la peinture, elle permet de disposer la peinture sur le médium. Ce qui est intéressant est de constater la variété de façon approchée pour peindre sur la feuille de support. Certains élèves ont utilisés la feuille-outils en la plient en éventail, d’autre l’on entortillée pour qu’elle ressemble a un stylo, d’autres l’on utilisée comme un pinceaux plat.
J’en viens à dire que cette expérience est riche en compréhension de la gestuel artistique. En effet, le fait d’utiliser le papier comme outils, vient à interroger sur, d’une part, comment il est techniquement possible d’utiliser le papier, puis d’une autre part, et d’une certaine façon, de matérialiser les connaissances de pratique artistiques de chaque élèves et ce à quoi il est sensible. L’élève qui choisit d’utiliser le feuille-outils comme un pinceau plat, s’est surement retrouver face à l’objets en se disant que c’était le meilleur moyen pour lui de s’approprier sa création.
C’est ce que le geste simple signifie pour moi, une gestuel psychomotrice qui permet à l’auteur de s’approprier sa création. En guise d’exemple, imaginons l’écrivain d’aujourd’hui, qui à choisit d’écrire son lire à la machine à écrire, il l’a décidé soit car c’est un outils qu’il connait mieux qu’un ordinateur, soit parce que il considère que c’est ce qui lui appartient et que c’est ce qui fait qu’il est écrivain. En tout cas, il se plait dans cette pratique avec cet outils.

Donc, ce qu’on peut alors dire de cette façon de voir la gestuel plastique, est que chacun des créateur que nous pouvons être, ont leur façon de s’approprier la création, et cela passe par le tracé, la dite touche, et c’est elle qui vient a faire que nous apprécions notre création, et qu’on peut même dire qu’elle fait du bien.
Expérimentez de fait de tracer des traits qui se rapportent à votre pratique artistique, dans n’importe quel sens et que tous les autres traits tracés devront se juxtaposer aux autres préalablement fait. Cela n’apporte-t-il pas une forme de satisfaction ?
Et bien, c’est le même cas de figure que l’écrivain qui écrivait à la machine à écrire et qui ensuite est venu écrire sur un ordinateur, peut ressentir : ce changement de code qui enfaite ne fait que changer le médium qu’il utilise. Il va forcement se rendre compte un moment donné que c’est la même chose que ce qu’il faisait avant, mais en plus évolué. Donc, soit il continu sur cette pratique alors nouvelle pour lui, soit il retourne
Me référant aux écrits d’Alberti dans De Pictura, il est mentionné que le peintre ne cherche pas, en tout cas à cette époque, l’aspect financier que ses créations peuvent lui rapporter mais surtout « les éloges, la reconnaissance et l’estime ». Il est vrai que cette information est intéressante. Car pour cette époque ou la communication des peuples étaient restreinte comparée à nos jours avec internet et notre façon de pouvoir voyager plus facilement, la reconnaissance pécuniaire est clairement passée sous silence et est devenue de plus en plus banale (sûrement par la difficulté de vivre de son art de façon plus ou moins indépendante). La reconnaissance purement et simplement artistique prime malgré tous, ou en tous cas elle, elle n’est pas tabou. Il me semble surtout que cela est du à premier abord que l’art n’est pas quelque chose de si matériel que ça. Il se pourrait en effet que la dimension que l’artiste cherche à véhiculer par ses émotions est enfaite un moteur de satisfaction global. Si des spectateurs s’identifie à l’écrit de l’écrivain alors les spectateurs peuvent s’identifier à l’art de l’artiste.
Voyons un exemple en somme tout à fait personnel.
J’ai eu la chance dans le passé de voir l’exposition de Damien Hirst Treasures from the Wreck of the Unbelivable, exposée à la Punta della Dogana et au Palazzo Grassi de Venise entre avril et novembre 2017. Y sont exposé des sculptures supposées avoir été immergé dans l’eau lors du naufrage d’un navire. Mais en réalité il n’en est rien, Damien Hirst a monté cette histoire de toute pièce, une mise en scène qui lui aura prit dix ans à mettre en place. Au fur et à mesure de la visite de l’exposition on se rend compte du mensonge artistique de l’artiste à créer.
Tout ceci pour dire que, en réalité, c’est une notion de rêverie, une illusion qui est véhiculée par cette histoire artistique. Le pouvoir de persuasion tellement puissant qui se dégage de cette idée illusoire est un fait et néanmoins il nous rappel à notre situation dans ce monde, mais surtout à cette situation d’aujourd’hui où l’impression de supercherie constant que le Gouvernement veut nous faire vulgairement rentrer dans la tête de part la gestion de cette crise aux moyens supposés inéluctables.
Si le fait de créer peut être considérer comme une façon de se soulager l’esprit, de se déconnecter du monde dans le quel on est, il semble alors primordiale de dire que le geste psychomoteur est important. En effet, ce que je peux remarquer avec ma pratique artistique, est que je ne réfléchis pas au geste, je laisse mon inconscient le faire. Mais le geste reste simple, il s’agit de faire des tracés sans complication, c’est-à-dire un tracé simple, il peut être rapide, lent, ou très précis.
Cette idée peut d’apparenté aux coloriages anti-stress. La seule chose à la quelle on pense c’est de ne pas dépasser, donc le tracé est simple, lent, rapide, ou précis. En expérimentant ces pratiques, la concentration est également primordiale, mais c’est une concentration « en mode auto-pilote ».

Cependant ce tracé est tout à fait personnel. chaque artiste a un tracé different. Leurs lignes seront différents, certaines droites, certaines courbées, certaine fine ou certaine épaisse.